Mettre en oeuvre les préconisations d’une évaluation

Un article CEDIP

Décider des suites à donner

Il appartient au commanditaire de décider de la suite à donner aux recommandations ou aux propositions de réforme préconisées par le rapport.

La décision du commanditaire de la nature des prises de position du rapport :

  • sont elles des réponses au questionnement préalable ?
  • s’agit il de recommandations fermes techniquement nécessaire ?

ou alors :

Ces recommandations ne font elles que refléter l’opinion des membres de l’instance ?

  • sont elles des propositions de nature politique ?
  • traduisent elles les divergences manifestées au sein de l’instance d’évaluation ?

Dès que le commanditaire a pris sa décision quant aux suites à donner aux préconisations, dès lors qu’il aura fait son choix quant à la nature des propositions qu’il aura retenue, il passera à la phase mise en œuvre qui nécessite de :

  • définir un plan d’actions hiérarchisé
  • faire partager les réformes envisagées
  • réinvestir les enseignements tirés à travers la capitalisation, le transfert, ainsi que de l’appropriation des éléments transférés.

Définir un plan d’actions hiérarchisées

Pour chacune des actions contenues dans le rapport d’évaluation retenues par le commanditaire, le plan d’action défini :

  • l’objectif à atteindre,
  • la place de l’action dans le dispositif d’ensemble,
  • les modalités d’évaluation de l’action à savoir la définition des critères et indicateurs permettant de mesurer le niveau d’atteinte de cet objectif,
  • l’échéance fixée pour la mise en œuvre,
  • les modalités de suivi de l’action.

Le commanditaire désigne une personne chargée de la mise en œuvre du pilotage de l’action. La hiérarchisation des actions est un facteur important de cohérence du plan. Elle indique la cohérence globale du plan, les articulations des actions les unes par rapport aux autres.

Faire partager un projet de réforme

La réussite des actions à mettre en œuvre dépend de l’implication, de la motivation des acteurs et des partenaires du dispositif d’actions.

Très en amont de la mise en œuvre d’une action, il est nécessaire de communiquer :

  • sur les conclusions de la démarche d’évaluation,
  • sur la présentation du plan d’actions retenues,
  • sur les modalités de mise en œuvre.

Le choix de communiquer à l’extérieur dépendra évidemment du sujet lui-même, de l’intérêt qu’il peut susciter parmi les partenaires.

Réinvestir les enseignements

Réinvestir les enseignements tirés à travers la capitalisation, le transfert, ainsi que de l’appropriation des éléments transférés.

Les trois principales étapes du réinvestissement de l’évaluation sont la capitalisation, le transfert. La capitalisation et le transfert d’expériences en matière d’évaluation nécessite quelques précautions : les échanges supposent la participation volontaire des personnes impliquées,

  • les connaissances résultats de l’expérience acquise doivent être "explicitées", à savoir converties en message relevant des techniques de l’information : on est alors conscient que dans ce travail de vulgarisation, on prend le risque de réduire la connaissance qui en résulte, cependant, cette pratique présente l’avantage de conserver l’essentiel,
  • ce travail de vulgarisation ne doit pas se traduire par un appauvrissement total de la connaissance : tout usager potentiel doit maîtriser un minimum du langage utilisé,
  • le processus d’explicitation des connaissances est un travail de création qui suppose de procéder à de nouveaux découpages et de recomposition des savoirs.

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